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Comment calculer la résistance à la pression pour un tube en alliage de nickel 825 à paroi mince

Time: 2025-11-25

Comment calculer la résistance à la pression pour un tube en alliage de nickel 825 à paroi mince

Pour les chefs de projet et les ingénieurs, le choix de l’épaisseur adéquate de la paroi du tube constitue une tâche fondamentale. Lorsqu’on travaille avec des alliages résistants à la corrosion, tels que l’alliage de nickel 825 (UNS N08825), en configuration à paroi mince — courante afin de réaliser des économies de coûts et de réduire le poids —, déterminer correctement la classe de pression n’est pas seulement une simple opération de calcul ; il s’agit d’une activité essentielle de gestion des risques.

L'utilisation d'un tuyau dont la résistance nominale est incorrecte peut entraîner des fuites, des ruptures et une défaillance catastrophique du système. Ce guide vous accompagne pas à pas dans l'application des formules de génie fiables ainsi que des considérations pratiques essentielles pour déterminer la pression de service sûre adaptée à votre application.

La formule fondamentale : la formule de Barlow

Pour les tuyaux à paroi mince (lorsque l'épaisseur de paroi est inférieure à environ 1/10 du rayon), la norme industrielle est La formule de Barlow . Elle est simple et universellement reconnue pour le dimensionnement préliminaire et l'estimation de la pression nominale.

La formule est la suivante :

P = (2 * S * t) / D

Où :

  • P = Pression interne admissible (psi ou MPa)

  • S = Valeur de contrainte admissible du matériau (psi ou MPa)

  • t = Épaisseur minimale de paroi (pouces ou mm)

  • D = Diamètre extérieur du tuyau (en pouces ou en mm)

Note importante : Il est essentiel d’utiliser le Diamètre extérieur (DE) dans la formule de Barlow, car celle-ci a été conçue pour les dimensions standard des tuyaux et y est particulièrement précise.

Guide pas à pas pour le calcul

Examinons étape par étape l’application de cette formule à l’alliage de nickel 825.

Étape 1 : Déterminer la contrainte admissible (S)

Il s’agit de la variable la plus critique et non d’une valeur unique. La contrainte admissible pour l’alliage de nickel 825 dépend de la température de votre environnement de service. Cette valeur est définie par le Code ASME des chaudières et récipients sous pression (BPVC), Section II, Partie D.

Vous devez rechercher la valeur « S » correcte correspondant à votre température maximale de fonctionnement. Voici des exemples à des températures courantes :

  • À 100 °F (38 °C) : S ≈ 20 000 psi (138 MPa)

  • À 500 °F (260 °C) : S ≈ 18 700 psi (129 MPa)

  • À 800 °F (427 °C) : S ≈ 14 800 psi (102 MPa)

Utilisez toujours le code ASME BPVC pour obtenir la valeur définitive et à jour adaptée à votre projet spécifique.

Étape 2 : Vérifiez les dimensions de la canalisation (t et D)

Pour les canalisations à paroi mince, la précision est essentielle. Vous devez connaître avec exactitude :

  • Taille nominale du tube (NPS) et Calendrier (par exemple, NPS 6, classe 5S).

  • Diamètre extérieur réel (D) : Par exemple, un tube NPS 6 a un diamètre extérieur fixe de 6,625 pouces, quel que soit le « schedule ».

  • Épaisseur minimale de paroi (t) : N’utilisez pas l’épaisseur nominale ou moyenne de paroi. Vous devez utiliser l’ minimum épaisseur minimale de paroi, qui tient compte des tolérances de fabrication. Cette valeur est indiquée dans des normes telles que l’ASME B36.19M (tubes en acier inoxydable et en alliages de nickel). Pour un tube NPS 6 « Schedule 5S » à paroi mince, l’épaisseur nominale est de 0,109 pouce, mais l’épaisseur minimale peut être d’environ 0,095 pouce. L’utilisation de l’épaisseur nominale dans votre calcul introduit une surestimation dangereuse.

Étape 3 : Appliquer la formule et intégrer le coefficient de sécurité

Examinons un exemple concret.

  • Tube : NPS 6, « Schedule 5S », alliage de nickel 825

  • Diamètre extérieur (D) : 6,625 pouces

  • Épaisseur minimale de paroi (t) : 0,095 pouce

  • Température maximale de fonctionnement : 500°F

  • Contrainte admissible (S) : 18 700 psi

Calcul :
P = (2 × 18 700 psi × 0,095 po) ÷ 6,625 po
P = 3 553 ÷ 6,625
P ≈ 536 psi

Ce résultat (536 psi) est la pression théorique maximale que la canalisation pourrait supporter à cette température avant plastification.

Étape 4 : Établir la pression de service admissible

La pression calculée est pAS votre pression de service admissible. Les codes du génie exigent l’application d’un coefficient de sécurité de conception . Pour les systèmes de canalisations conformes à la norme ASME B31.3 (canalisations industrielles), le code applique souvent un coefficient directement à la contrainte admissible, mais pour une vérification simple, vous devez définir une pression de fonctionnement admissible.

Une approche courante consiste à diviser la pression calculée par un coefficient de sécurité (par exemple 1,5 ou 4:1, selon l’application et les normes internes de l’entreprise).

  • En utilisant un coefficient de sécurité de 4:1 (typique pour les applications de pression hydraulique) :
    Pression de service admissible = 536 psi ÷ 4 = 134 psi

  • Une approche plus conservatrice (par exemple, pour un service à cycles élevés ou un service dangereux) :
    Pression de service admissible = 536 psi ÷ 1,5 = 357 psi

Le choix du coefficient de sécurité final doit reposer sur les normes techniques de votre entreprise, sur le code spécifique que vous appliquez (par exemple, ASME B31.3) et sur la criticité de l’application.

Considérations critiques au-delà de la formule

Un simple calcul ne suffit pas. Un chef de projet compétent doit tenir compte de ces facteurs réels :

  1. Marge anti-corrosion : Votre fluide est-il corrosif ? Si vous prévoyez un taux de corrosion de 0,01 pouce par an pour une durée de vie prévue de 10 ans, vous devez ajouter 0,1 pouce à l’épaisseur minimale de paroi avant avant même de commencer le calcul. Une canalisation à paroi mince peut ne pas convenir si une marge anti-corrosion importante est requise.

  2. Filetage et rainurage : Si vous filetez ou rainurez le tube pour des joints mécaniques, l’épaisseur de paroi est effectivement réduite au point le plus critique. Votre calcul doit tenir compte de l’épaisseur à la base du filet ou de la rainure, et non de l’épaisseur nominale de la paroi.

  3. Charges externes : La formule ne prend en compte que la pression interne. Elle ne tient pas compte des contraintes de flexion, des coups de bélier, des vibrations, du poids du fluide ni des charges externes. Ces facteurs peuvent nécessiter une paroi plus épaisse ou des supports supplémentaires.

  4. Cycles de température et de pression : Si votre système subit des cycles entre des températures/pressions élevées et basses, la durée de vie en fatigue devient un paramètre critique. Une simple classification statique en pression n’est pas suffisante, et une analyse de fatigue détaillée s’impose.

  5. Qualité et certification : Pour un alliage destiné à des services critiques, tel que l’alliage 825, assurez-vous systématiquement que le tube est accompagné d’un rapport d’essai de matériaux certifié (MTR 3.1) et qu’une identification positive des matériaux (PMI) est réalisée dès réception afin de vérifier sa composition chimique.

Conclusion : Votre plan d’action

  1. Recueillir des données : Confirmez le fluide, max la température de fonctionnement et max la pression de fonctionnement.

  2. Sélectionnez le tuyau : Choisissez une dimension nominale et une série (schedule).

  3. Recherchez les valeurs : Déterminez la contrainte admissible (S) à partir du code ASME BPVC pour votre température, ainsi que minimum l’épaisseur de paroi (t) selon la norme applicable au tuyau.

  4. Calculez : Appliquez la formule de Barlow (P = 2St/D) pour obtenir la pression théorique de rupture.

  5. Facteur de sécurité: Divisez ce résultat par un coefficient de sécurité approprié (par exemple, 1,5 à 4) afin d’établir une pression de service sûre.

  6. Valider : Assurez-vous que cette pression de service sûre est nettement supérieure à votre pression de fonctionnement maximale et que vous avez pris en compte les facteurs de déclassement tels que la corrosion, le filetage et autres.

En cas de doute, consultez un ingénieur qualifié spécialisé dans les récipients sous pression ou les canalisations. Le coût d’un examen professionnel est négligeable par rapport au coût d’une défaillance. Cette méthodologie vous fournit les connaissances nécessaires pour gérer efficacement le processus et poser les bonnes questions.

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